C'est volatile n'est-ce pas, l'entrain...

[ Quote my thought ] Il y a quelques jours, oui "jours", parce que malgré le fait que cela me paraît extrêmement loin, je ne peux même pas employer le mot "semaine", car c'est seulement mercredi que l'on pourra compter les semaines qui se sont écoulées depuis cet évènement au pluriel, il y a quelques jours donc, une fille était assise, même parfois plus ou moins allongée - on pourrait presque jusqu'à dire vautrée, si ce mot n'entraînait pas une certaine non-retenue, retenue qui au contraire était présente et très précieuse - sur mon lit. Cette fille, tous ceux qui me lisent la connaissent forcément, même si quasiment personne ne l'a jamais vue. Moi je la connaissais très bien, avant, si tant est qu'elle était bien qui elle est au moment où je l'ai connue. Cette file était là sur mon lit, et je ne pouvais faire un mouvement des yeux sans me remémorer mon reflet dans le miroir, sans sentir à quel point moi non plus je ne suis plus celle qu'elle a connue. [ Unquote my thought ]

Ah mon dieu j
e suis perdue trop de choses sur quoi écrire, j'étais partie sur internet chercher le prix de mon parfum, qu'il faut malheureusement pour mon porte-monnaie que je rachète car le flacon est vide... rapidement, 60euros pour un peu plus de 6 mois, ça fait donc un peu moins de 10euros par mois, bon disons que c'est du Chanel et puis surtout que c'est mon parfum, alors de toute manière je le rachèterais braif, j'étais donc sur le site d'une parfumerie (pour la petite anecdote, rentrer dans un magasin de la marque de parfumerie en question, pour ma mère, c'est comme rentrer dans un sex-shop pour une bonne soeur, c'est à dire hors de question, et je n'ai jamais eu droit à l'explication quant au pourquoi fustiger cette marque, que s'est-il passé pour que le simple nom réveille chez elle une telle rage, braif) et sur le site de la parfumerie c'est super chouette, parce que pour chaque parfum il y a un descriptif de l'odeur, avec tous les composants des différentes notes (de tête, de coeur, de fond si je me souviens de ce que j'ai lu il y a à peine cinq minutes). Du coup, ma curiosité s'est laissée tenter et est allée regarder ce qui compose le parfum de la fille à qui malgré mon choix je pense tous les jours, ne sachant que faire de ces pensées ni de ma vie (mais ça, c'est une autre histoire comme dirait Moustache), et après avoir lu ce qui le composait je me suis mise à penser à tous ces parfums qui m'avaient marqués, qui sont tellement associés à une personne que je ne pourrais en rencontrer une autre qui porte le même, les parfums 'à jamais porter' comme elle l'a si bien dit, et je pensais donc à toutes ces personnes qui m'ont plues non pas seulement grâce à mais peut-être bien en partie grâce à leur odeur, et alors j'ai eu envie d'écrire là-dessus, mais pour dire quoi de plus?

Y'a plein de trucs, plei
n de trucs, comment sur une photo d'identité j'ai l'impression d'être passée, de mai à septembre de fille à jeune femme, comment hier j'ai répandu les compliments à la crêperie et comment en retour j'avais envie de sourire, comment mon humeur est indescriptible car même si je ne me considère pas vraiment comme heureuse et même si je me sens d'une certaine manière fatiguée j'ai également le sentiment de me sentir bien, comment ma vie m'a encore démontré sa précision d'horloge suisse quand je gravissais les escaliers de la sortie du métro, comment j'aime boire Lucia et comment elle me donne envie d'écrire, comment au milieu d'un h&m surpeuplé je me suis mise à penser à "la 3e personne nécessaire à une relation à 2", sans savoir justement quoi en penser, comment j'ai oublié pendant si longtemps à quel point j'aime les pancakes au sirop d'érable, comment un coup de fil m'a fait repenser à la fois où j'écrivais à Côme sur le rôle que jouent les personnes dans notre vie, et le temps qu'il faut parfois pour découvrir ce rôle (d'ailleurs cela fait trois ans, et je n'ai toujours pas découvert le sien), comment lorsque je marche dans la rue je ne peux empêcher le sourire d'envahir mon visage, comment Gabrielle m'a sortie de mon livre en se marrant le premier jour, et comment Sarah me parle sans hésitation, à la manière d'une enfant qui n'a pas encore gagné les à prioris dont nous dote le temps, comment le statut de redoublante te fait te sentir différente, comme si pour la première fois je pouvais apprendre quelque chose aux autres, grâce à mon expérience qu'ils n'ont pas, et même en remontant la rue, comment je sens que je peux présenter un intérêt pour les autres, telle que je suis, avec tout ce que j'ai accompli, seule, tout ce que je sais maintenant, et qui fait de moi la fille que je suis, comment j'ai réussi à surmonter mes deux jours en continu à la crêperie, sans flancher avant la fin, sans que ce soit la catastrophe dans ma boîte crânienne et comment cela m'a surprise d'en être capable, mais après tout je crois que c'était juste un message pour que je rajoute un tiret sur la liste des choses qui démontrent que c'est possible que la vie n'ait pas à se subir sans arrêt, et voilà, encore une fois j'ai juste envie de finir cet article en disant OUi, Oui à la vie.

Mais je suis si fatiguée quand même...

(on clique pour elle)
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 C'est volatile n'est-ce pas, l'entrain...

# Posté le lundi 10 septembre 2007 18:18

Modifié le vendredi 19 octobre 2007 17:34

( et je prie pour que demain je m'exclame " OoOooh Gabrielle! " Oui de toutes mes forces je prie)

( et je prie pour que demain je m'exclame " OoOooh Gabrielle! " Oui de toutes mes forces je prie)

# Posté le mercredi 05 septembre 2007 20:32

Modifié le jeudi 06 septembre 2007 01:01

ln bed with GLAMOUR (désolée mais le numéro de spetembre c'est mort, je le prête plus...) - 3 septembre.

ln bed with GLAMOUR (désolée mais le numéro de spetembre c'est mort, je le prête plus...) - 3 septembre.
(Je dors avec le T-Shirt qui ne sent plus son odeur)

[ p.37 - pub Guess, des jambes sur le sable doré ] Une question, en anglais m'est venue: Does the lover take the place of the mother?
Est-ce courant, récurrent, logique, inévitable?
[ après coup ] On pourrait dire, que pour un homme, cela paraît évident. On pourrait dire aussi que cela paraît évident qu'une fille recherche son père dans les hommes qu'elle choisit. Bien. Mais est-ce seulement une question de genre? Après tout, chacun a une part de masculinité et une part de féminité, et il arrive que le deuil des désirs bisexuels de l'enfance ne puisse se faire correctement, alors peut-on se borner aux simples généralités de la psychologie basique des gens qui veulent se la jouer dans le métro? [ /ac ]
[ p.75 - pub Texier, avec une blonde platine qui saute en s'écartelant, exaltée ] Non parce qu'à ce moment là, si the lover takes the place of the mother, (et à l'avenir) ça sert à rien que je prenne ni une ni deux la poudre d'escampette lorsque je sens que c'est ce qui pourrait arriver dans une relation qui vient à peine de commencer...
Oui mais alors là ça pose une autre question: Que contient le rôle d'une mère, le rôle d'un père?
Vu que toutes les situations sont différentes, que les cellules familiales ne sont pas toujours composées d'une père et d'une mère, comment définir ces rôles? Peut-on avoir recours à l'image symbolique comme moyen d'approche de ces rôles? Est-ce que cela suffit pour nous éclairer, à défaut de nous illuminer?
Sans doute (certainement) y a t-il une part de nos deux parents dans l'être que l'on recherche... Je ne pourrais pas fuir éternellement toute représentation de ma mère, alors comment puis-je faire?
Je crois que ma psy me dirait que le danger se situe là où les limites entre ma mère et moi sont floues, où mes actes et ma quête résultent d'une volonté de fusion avec elle. Je prense qu'elle me dirait que quand j'arrive à savoir quand il y a désir de fusion ou de dédouanement - inconscient bien sûr - à travers mes actes, c'est bon, car alors je peux ne pas verser dans le sens de ce désir. Le problème est que c'est tellement inconscient, que même si je comprends très bien ce qu'elle veut dire, j'ai parfois du mal à le discerner dans mon ressenti, si bien que, par peur de verser dans le sens où il faut pas, je mets tout dans le même sac - et ni une, ni deux, j'arrête de verser.

[ retour p.37 dans l'écrin doré ] Puis-je penser que je suis avec les gens seulement pour le sexe, alors que sexuellement, je ne suis pas épanouie, voire même plutôt bloquée?!
En tous cas, impossible m'est de penser que l'on puisse vivre telle relation et se sentir parfaitement correct vis à vis de la personne avec qui l'on est engagé dans cette relation, si je peux me permettre ce terme bien sûr, car en général, une relation basée exclusivement sur le sexe est justement destinée à n'entraîner aucun engagement - sous-entendu sentimental.
Non, je ne peux pas envisager une relation comme ça. Même pour un soir? Ah mais pour un soir, c'est encore différent...

J'attends toujours au tournant le premier orgasme d'après un évènement. De voir s'il sera différent, difficile, douloureux, bienveillant... J'attends de voir aussi s'il me révèlera quelque chose [ on passe p.45 - Sienna Miller démultipliée en noir, rose et violet sur une double page pour Pepe Jeans - ben oui, y'avait plus de place dans le désert ] qui me fera avancer. Non pas que je place un espoir fou dans l'orgasme... Simplement je ne lui ai pas encore trouvé tout son corps, alors j'y cherche des informations, comme dans tout le reste... Une fois j'ai même émis l'hypothèse - depuis abandonée - qu'avoir un orgasme juste avant de dormir - ou pour s'endormir - pouvait avoir des conséquences sur l'activité et le contenu onirique...
C'est fou comme il me faut un sens à toute chose alors que je peux être parfois si irrationnelle sans que cela ne me dérange outre mesure. D'où le besoin, remarque... histoire de rétablir/maintenir un semblant d'équilibre mental.

J'ai encore une fois tout arrêté. au bout de 4 jours, j'ai cédé à la panique. J'ai préféré rester seule, cette fois pour mettre fin aux angoisses qui me rongeaient.
Est-ce le bon choix? Je n'en sais rien. On me dira sûrement que si je me sens mieux maintenant j'ai fait le bon choix, j'ai fait ce qui était bon pour moi. Oui-Mais et si ça recommence encore et encore, pendant des années?
[ p.61 - une mannequin à l'âge pas vraiment estimable habillée de manière fantasque pour Patrizia Pepe (rien à voir avec Pepe Jeans, si ce n'est que le fond est blanc, donc que cela me permettait d'écrire, à 2h du matin, pour combler mon manque de sommeil d'alors, très agaçant par ailleurs) ]
Si toute ma vie je décide de faire ce choix, parce que je me sentirais mieux seule, est-ce que ce sera toujours le bon, hein? Si toute ma vie durant je dois me sentir mieux seule, passez-moi l'expression mais je crois qu'il y aura sévèrement une couille dans le potage. Si toute ma vie durant, mon seul moyen de me sentir en paix est de couper cours à chaque relation qui commence...
Ai-je toujours fait le bon choix?
Peut-être est-ce juste que je ne suis pas prête pour l'instant, mais peut-être au contraire que je dois passer par cette lutte que j'évite, pour évacuer mes angoisses une bonne fois pour toutes.
Je ne sais pas.
Le seul évènement qui vienne me soutenir, le seul élément sur lequel je puisse m'appuyer, eh bien on pourra en rigoler vu la tournure qu'elle a pris après coup, mais c'est mon histoire avec S. Parce que dans cette histoire-là, je sais que j'ai eu raison. Dans cette histoire-là, même s'il n'était pas vraiment question de relation, je n'ai pas eu de problème. Je sais aussi que j'ai eu (et donc maintenant ce qu'est) l'envie reéelle d'aller vers quelqu'un (et comme si cela ne suffisait pas, j'ai eu la chance que ce soit un garçon, vers qui je voulais aller).

Ce qui me dérange aussi (encore) c'est la fulgurence. La rapidité avec laquelle ça s'est passé avec les dernières filles. Entre nous, mais de leur côté surtout. Je comprends pas qu'on puisse m'aimer aussi vite. Je crois que je ne comprends/n'accepte pas encore tout à fait qu'on puisse m'aimer tout court.


Aujourd'hui, j'ai reçu le Glamour du mois d'octobre. (petit sourire)
Aujourd'hui aussi, je vais mieux. Mieux que quand j'ai écrit dans mon magazine parce que mes pérégrinations réflectives m'empêchaient de chercher un sommeil que de toutes manières je ne trouvais pas. Mieux qu'hier, et même mieux qu'aujourd'hui.
Pourtant c'était pas gagné d'avance.
Je ne sais pas très bien où est-ce que ça s'est joué. Certainement au café Beaubourg. Peut-être le coup de fil d'Aurélie. Peut-être mon assiette de penne tomate-basilic. Peut-être au fil des lignes de Lucia. Peut-être au fil des miennes. Peut-être que je me trompe. Peut-être était-ce autre part. En tout cas ce soir j'ai enfin accepté la bague à mon doigt, que je suis une fois encore allée changer... Cette fois j'ai pas pris un message, de toute manière si j'arrivais si peu à me décider sur un message, c'est parce qu'aucun ne me correspondait parfaitement, cette fois j'ai juste pris des lettres, n'importe lesquelles sur fond jaune doré, comme ça, je peux former les mots que je veux avec, ou penser à d'autres, simplement évoqués par les lettres, indéfiniment...

# Posté le mercredi 05 septembre 2007 09:09

Modifié le vendredi 19 octobre 2007 17:42

Soupe

J'ai jamais eu de position de prédilection pour dormir.
...............................................(Ni de pouce préféré à sucer, soit dit en passant. Ca doit être pour ça que je ne suis pas déformée d'un coté en particulier (en revanche, j'ai longtemps pensé étant enfant que le côté gauche de mon corps était défavorisé par rapport au droit mais ça, c'est une autre histoire, bonne pour un psychanalyste), ou alors je suis déformée un peu des deux, si bien que cela ne se voit pas...)

Mais j'ai une histoire à propos de ça.

Quand j'étais petite et que je dormais sur le côté, j'entendais toujours les battements réguliers du sang projeté à mes tempes par mon coeur.
(Je ne pense pas être par là un cas très particulier de la nature, ceci dit.)
.....................................................Enfin je ne sais pas vraiment si le terme qui conviendrait est pluS entendre ou sentir.
(Pourquoi l'une des premières scènes du jeu Resident Evil - auquel je pouvais regarder mon frère jouer pendant des heures - me revient-elle subitement en mémoire? Pour les amateurs, c'est celle dans une petite antichambre où l'on va surprendre un zombie qui de ce fait lâche sa proie et nous attaque, et je crois que cette toute première fois, on a pas d'autre choix que de se laisser faire... Mon dieu ce jeu... les bruits, les images, les énigmes... Tout. J'ai tout tout tout en tête, je l'ai complètement absorbé à force de le regarder... Une vraie éponge - comme d'habitude...)
...........................Braif. Pour moi ce bruit régulier était comme un bruit de pas. En fait c'était encore plus précis que ça. Pour moi ce bruit était celui d'une procession, d'une armée entière. J'entendais ce bruit, et je voyais, simplement sans avoir peur ou ressentir quoique ce soit face à cette vision, l'armée de rhinocéros de Rataxès
(pourquoi les méchants on toujours des noms qui déchirent? Rataxès, Nicodémus (quoique lui, je ne sais plus s'il est méchant ou gentil. C'est drôle, j'ai regardé Brisby je ne sais combien (mais beaucoup) de fois, et je suis toujours aussi incapable de me rapeller ce qu'il s'y passe, où, dans quel ordre, tout quoi, mis à part peut-être les cinq premières minutes, avec le moulin à eau et le chien (serait-ce un chat? Brisby étant une souris, ça peut se discuter...) qui se coince dans le vieux tronc d'arbre), Nicodémus donc, Gargamel?),
................je voyais donc l'armée de Rataxès, l'ennemi juré de Babar qui défilait dans la nuit, prête à attaquer. Oui car il faut savoir que Le triomphe de Babar, quand j'étais petite, niveau j'te le passe en boucle, ça valait très certainement Esthero à l'heure actuelle...

Une fois, une fois je me souviens je l'ait dit, je l'ai dit à je ne sais plus lequel de mes parents, que quand j'étais couchée sur le côté j'entendais comme un bruit de pas, je ne sais plus si j'ai fait mention des rhinocéros mais peu importe, car bien sûr dès que j'en ai parlé on a voulu tout tuer en me disant que c'était mon imagination qui me faisait voir ça.

N'empêche que je savais très bien ce que je voyais, et que j'ai continué à la voir pendant longtemps, l'armée de Rataxès...
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Soupe

# Posté le mardi 04 septembre 2007 10:42

Modifié le vendredi 19 octobre 2007 17:45

Entre le milieu et le centre, se trouve le nombril du ventre

Entre somatisation à l'extrême (d'un genre nouveau, il est vrai) et maux réels,
après deux jours sans mettre les doigts de pieds dehors,
je me demande comment je vais faire pour sortir à nouveau de chez moi.

Entre envie d'un énorme steack saignant avec un belle assiette de frites et frigo vide de chez vide,
le choix est dur - mais (et malheureusement) vite fait.

Entre la sensation d'un douloureux échec avec Cécile de France et la disparition du malaise que cela me provoquait,
je ne sais que penser, ni comment je vais pouvoir assumer ma vie, après, avec.

Entre cette chaleur que me fait dégager la fièvre et mon image en feu,
où se trouve mon énergie?

Va falloir piocher un peu dans mon corps creux pour parvenir à mon être dispendieux...
YOUPi j'en ai trop envie

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Entre le milieu et le centre, se trouve le nombril du ventre

# Posté le lundi 03 septembre 2007 17:19

Modifié le lundi 03 septembre 2007 17:42