b l a C k.. C a t

b l a C k.. C a t
Il y a... il y a l'heure avancée, qui fait que je ne sais plus par où je voulais commencer mon article...

Il y a cette odeur de plaquette contre les moustiques qui soudainement flotte dans l'air, étrangement aussi, puisque c'est dans les chambres des issambres que l'on trouve normalement cette odeur, et pas ailleurs...

Il y a... il y a ton visage, que j'aime beaucoup de profil, que je trouve sculptural et charismatique, dans l'espace qu'il occupe, entre la ligne de ton nez, le contour de ta bouche et le mouvement de tes cheveux, ton visage que j'ai l'impression de déjà connaître, peut-être car il me fait penser à celui d'Omahyra, mais vois-tu, je ne suis pas bien sûre que ce soit à cause de cela...

Il y a ce dont je ne voulais pas parler aussi tôt dans mon texte mais également l'élément sur lequel mon esprit se concentre le plus, pour en parler avec le plus de fidélité possible.
Il y a donc ton corps. Ton corps qui n'est comme aucun de ceux que j'ai pu avoir dans mon lit ou étreindre et désirer, ton corps abondant, qui ne tente pas de disparaître dans son mouvement, d'apparaître comme une présence furtive dans l'espace qu'il est réticent à occuper.
Il y a ton corps qui s'offre à moi mais qui m'effraie, en cela que je ne vois pas tes os, que je n'ose pas toucher ses formes, que ta poitrine que j'ai vue sans chercher à la voir ressemble à l'idée que je me suis toujours fait de la poitrine d'une femme, d'après le souvenir que j'avais de celle de ma mère, et des différences de celle-ci d'avec la mienne.
Il y a ton corps que je ne peux renier, que je ne peux ignorer que je ne sais pas apprivoiser

Il y a Lounge d' Esthero qui tourne en boucle depuis que je suis rentrée ce midi, et quand une seule chanson d'Esthero tourne en boucle, il y a de grandes chances que ce ne soit pas un bon signe

Il y a ces choses que l'on ne m'avait jamais dites avant que tu le fasses, qui me plaisent, me surprennent ou me pansent, et il y a ces choses que tu me dis que j'ai déjà entendues, trop gentilles, trop admiratives, qui m'angoissent et me donnent envie de prendre la fuite

Il y a tes baisers dont je pourrais croire qu'ils sont faits par les pétales d'une rose, et ton regard quand tu m'embrasses, que j'ai une fois osé croiser avec le mien, il y a que ce n'est pas désagréable de te regarder dans ces moments-là

Il y a la manière dont tu, dont on parle, que j'aime bien, il y a ce climat rassurant qui s'en dégage, cette note si apaisante qui accompagne la fin de chacune de tes phrases

Il y a cette question qui m'est venue à l'esprit, Peut-on vraiment se trouver et apprendre à s'aimer par le regard de l'Autre? et mon ouverture relative à cette possibilité, après tout peut-être...

Il y aussi la panique, mais avant, il y a l'excitation déchue car je me dis soudain qu'elle manque de raisons, il y a les sons qui ne diffèrent pas de ceux de la période infortunée qui m'a traumatisée, et ce mot, traumatisme, qui me donne envie de pleurer, il y a ces questions qui m'assaillent, et ces quasi-certitudes qui ne manquent pas de me rappeler leur existence nouvelle

Il y a ta gentillesse, ta patience, tes espérances, tes projections que je devine encore comme le résultat d'une trop grande attache toujours insolvée, indissoute

Il y a cette vélléité de l'univers de t'avoir remise sur mon chemin que je ne comprends pas, dont je ne saisis pas le but, et je l'accuserais bien de sournoiserie si son dessein était de me confirmer ce que j'avais commencé à penser de manière assez claire, à savoir que la voie des femmes n'est pas la mienne

Il y a, plus le temps passe, cette impression torturante que j'ai lorsque je te regarde... celle que je te mens, et je ne sais pas comment je vais faire pour encore te regarder sans fondre directement en larmes, il y a aussi cette pensée qui me vient, à cause de cette phrase que j'ai écrite, je crois que l'on ne peut pas respecter les autres tant qu'on ne se respecte pas, car il y a toujours une part de projection de soi sur ceux que l'on côtoie, qui me fait dire maintenant que si j'ai l'impression de te mentir, c'est parce que je me mens à moi-même avec toi

Il y a que je risque encore de passer pour la connasse de service, allons bon, ça ne sera que la deuxième fois en trois mois... Mais là j'ai été beaucoup plus franche dès le début car étant déjà avisée, plus avertie, je savais qu'une telle tentative comporterait certains risques, alors j'espère que tu ne m'en voudras pas, si je fais ce choix-là...

# Posté le vendredi 31 août 2007 20:47

Modifié le lundi 03 septembre 2007 15:29

Elle dit, et je la regarde sur mon lit, soudain l'équilibre, (la vie) est si fragile que je prierais pour une ombrelle

Elle dit, et je la regarde sur mon lit, soudain l'équilibre, (la vie) est si fragile que je prierais pour une ombrelle
.
Elle dit qu'elle ne se souvient pas.

Je regarde en arrière,
et moi aussi, comme elle
je ne me souviens plus.

Et je n'ai plus peur de cette pensée,
qui dit que quand on va bien, quand on a fait son travail sur soi-même, le passé ne compte plus.
On entend le passé que l'on traîne, le passé auquel on s'accroche, le passé qu'on a sacralisé, sublimé, au point de le regretter
comme l'âge d'or de notre existence.

Quelle autre sorte de passé existe-t-il?
Voir émerger un passé digne de souvenance...


Elle dit qu'elle ne se souvient pas, et alors je ne suis plus effrayée par cette pensée...

On dit que la mémoire est sélective, qu'on ne retient que ce que l'on a envie de retenir. Certainement que je ne me souviens plus parce qu'enfin je ne le veux plus, parce qu'enfin j'ai réussi à reconnaître que je n'étais pas heureuse... Alors ma mémoire a oublié, ce qui ne m'a pas fait du bien, et qu'elle ne veut pas garder...

La mémoire est régie par ses propres caprices: elle est impérieuse, et donne ou reprend sans arguments logiques. Et parfois, elle remet en lumière un passé soudain présent mais qui n'existait plus (...)
Lucia Extebarria - Un miracle en équilibre

# Posté le vendredi 31 août 2007 19:28

Modifié le vendredi 19 octobre 2007 17:51

Saloperie de touche F5

Je sais pas si ça m'était déjà arrivé de perdre un article en appuyant malencontrusement sur F5.
C'est dorénavant chose faite.
Heureusement, je n'en étais qu'à l'introduction.
Qui faisait quand même une bonne quinzaine de lignes.

02:19

C'est un gros dilemme là.
Recommencer, pas recommencer?
En sachant que j'ai la flemme de réécrire ce que j'ai déjà écrit, donc que je changerais bien les draps avant de m'y remettre, histoire de repousser le moment de faire ce qui m'emmerde...
En sachant que mon réveil est réglé à 9h15 pour demain matin et qu'il est totalemnt hors de question que je ne me lève pas...
En sachant que ça n'allait pas être un petit article, et que je suis incapable de le repenser autrement, là, maintenant.

Recommencer, pas recommencer?
En sachant que je pensais tout à l'heure que Maeva c'est un peu mon 2e blog, et que c'est pour elle que je me lève demain matin...
En pensant, suivant Deepak jusqu'au bout, que si j'ai predu cette amorce d'article, c'est parce que c'est ce qui devait se passer, et pas autre chose...
En sachant aussi que j'aurais certainement tout le temps demain d'écrire (avec en outre peut-être plus de discernement) ce qui a tenté de me ravager aujourd'hui...
En étant convaincue que de toute manière, l'important reste,
Et en me demandant si j'ai forcément besoin d'écrire les choses tout de suite pour qu'elles fassent leur route,

Je crois que je ne recommencerais pas.
C'est dommage, parce que j'en étais assez contente, de mon intro...

-


. Je dirais juste encore une fois, (toujours en reprenant Jehro) .
Long is the way...


. Et j'ajouterais .

Oh dear...
Je pointe mon âme au-delà des cieux, me distille dans l'atmosphère.


Moi je te demande aussi pardon, d'avoir trop souvent oublié - et encore aujourd'hui... -
que tu n'es pas mon ennemie, mais un être humain, comme moi, et que pour toi non plus, ce n'est pas évident, toi qui me fus si chère, et me coûtas tant...

.
Saloperie de touche F5

# Posté le mercredi 29 août 2007 20:32

Modifié le vendredi 31 août 2007 20:30

The breakfast

The breakfast

# Posté le mercredi 29 août 2007 08:17

T'as fait quoi pour ton anniversaire?

La question était posée alors que le jour avait à peine commencé...

Je répondrais maintenant: Ben... J'ai porté un T-shirt.

Oui, et je pensais à ça au café, ça me suffit. Ca me suffit...
.
T'as fait quoi pour ton anniversaire?

# Posté le mardi 28 août 2007 13:44