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Ca ne fera certainement pas rire grand monde comme moi ça me fait rire, mais le nom de l'image qui illustre cet article c'est "bed times 21". Celle de l'article d'en dessous s'appelle "bed times 12". 12. 21. Inversion des chiffres, deux photos que j'ai choisies ce soir, en même temps, sans nullement préméditer pourtant cet heureux hasard.
Ca me fait rire parce que ça m
e fait penser à une remarque que je me suis déjà faite. Les numéros de téléphone de mes deux maisons comportent cette même inversion. Clamart commençait par 46 et finissait par 64. Les isaambres commence par 94 et finit par 49. J'aimais bien surtout le fait que les deux numéros de téléphone aient cette particularité. Les deux.

Minuit passé, on est donc en théorie l'Au
tre jour, celui qui importe, celui qui compte, mais pourquoi vaguement cette rancoeur m'assaille?
Comme je l'ai dit à celui
qui est né le même jour que moi mais deux ans plus tôt, je trouve que ça compte pas vraiment de souhaiter les anniversaires dès que la date change sur le portable, parce que pour moi, tant qu'on a pas dormi, tant qu'il n'y a pas eu la nuit, on n'est pas demain...
On n'est pas demain...
Pourtant elle m'a appe
llée, déjà, comme 'prévu', elle m'a appellée et elle rentre mercredi, elle veut me voir mercredi, elle m'a appellée, alors est-ce pour ça?
Mon ressentiment se développa
it-il déjà avant, quand j'ai eu ma pauvre, triste mère au téléphone, qui, alors que dans un élan d'enthousiasme j'avais imaginé un rassemblement familial autour d'un bon dîner chez Prosper, m'a plaquée au sol, dans sa réalité morose?
Je viens de gâcher la fin de mo
n paquet de corn flakes... Je n'ai pas du tout faim, ni envie d'ingurgiter le lait trop sucré, avec les pétales de rose ramollis.
( ... )
J'ai l'impression que les gens de ma famill
e croient réellement que je subis ma vie, que je suis tout le temps malheureuse, que je ne peux pas m'en sortir seule, mais bon sang, NOUS NE SOMMES PAS frappés par la fatalité! Quand vont-ils le comprendre?! Je sens que ma mère me veut triste, et que ça lui fait plaisir d'entendre que je m'éclate à aller bronzer aux Invalides, comme si j'arrivais malgré tout à grapiller quelques instants de bonheur dans cette triste vie...
Hé Oh! J
e vais bien!

Mais ça, le jour où
ils voudront bien l'entendre...

Quoi d'autre sinon
ça, quoi d'autre sinon des revenants, quoi d'autre, cette Cécile de France peut-être, croisée comme par enchantement samedi soir, dans ma vie tellement bien synchronisée...
Anciennes questions ou nouvelles je n'en sais rien.


*

Demain c'est mon anniversaire. Demain j'ai 19 ans. Demain c'est important. Parce que c'est le premier anniversaire après 18 ans, donc le premier de grande, le premier depuis que je suis en thérapie, le premier depuis que je suis consciente, c'est... je l'ai expliqué tout à l'heure, à celui qui est né le même jour que moi mais deux ans plus tôt, c'est un peu comme pour cette période de l'histoire de France que je n'arrive pas à retrouver (Troisième république? Second empire?), comme si le décompte des années était reparti à zéro, et que ce soit demain l'anniversaire - I -

Et j'ai envie de le célébrer, de lui faire honneur, à mon anniversaire, de me faire honneur,
je n'ai pas envie de le faire passer comme tant de fois et tant de monde comme un fait sans importance, qui ne change absolument rien.
Je lui demande pas de changer le monde, à mon anniversaire.
C'est marrant, je le considère presque comme une récompense, à la seconde où j'écris la phrase précédente. Je l'écrirais peut-être quelque part sur moi demain, qui sait:
"Aujourd'hui j'ai 19 ans. Et je suis toujours vivante "

Je vais me coucher, les paupières lourdes, un sourire au coin des lèvres. Na(!)...

# Posted on Monday, 27 August 2007 at 7:31 PM

Edited on Friday, 31 August 2007 at 8:24 PM

ln Loving Memory...ou aussi ... Les Gens Sont Vraiment Des Connards

Je l'aimais cette bague...
C'était pas une bague de fillançailles, mais j'y tenais pareil...

J'avais pris des risques pour elle...
J'étais ressortie en trombe de la salle de cinéma alors que Ratatouille avait déjà commencé, puis j'avais descendu avec précipitation l'escalator à rebours (ce qui m'avait d'ailleurs valu un sermont de la part de l'ouvreur sur le fait que si je m'étais fait mal en tombant, c'est lui qui aurait pris. Une chance pour lui, c'est juste après, en tombant en le remontant dans le bon sens que je me suis ouvert le pied...) j'avais donc descendu l'escalator à rebours, paniquée de l'avoir perdue, pour la retrouver par terre, toute seule, abandonnée près de la caisse...

Aujourd'hui en courant dans les couloirs que je venais tout juste de traverser je me disais qu'elle allait revenir d'encore plus loin après ça...
Manque de bol, elle est partie, avec quelqu'un d'autre...
Je sais pas pourquoi je l'ai enlevée pour me laver les mains d'ailleurs, parce que je ne le fais pas à chaque fois.
J'avais pensé en plus, en l'enlevant, qu'il faudrait pas que je l'oublie...

C'est la faute à pas de chance.

Putain comment j'étais blasée de pas l'avoir retrouvée...
J'aimais bien affabuler dessus... Les clients de la crêperie me demandaient sans arrêt si c'était du lait dedans, moi j'ai toujours eu envie de répondre "C'est de là dont je viens..."

Reste plus qu'à prier pour que quelqu'un m'en offre une demain, pour la remplacer...

PS: Maintenant, j'ai compris ce que ça fait, et je jure qu'à chaque fois que je trouverais un truc qui a l'air d'être oublié, je ne le fourrerais pas dans ma poche s'il me plaît, non, je jure que j'irais le rapporter aux autorités supérieures du lieu dont il sera question.

Et si je chope la connasse d'opportuniste qui a récupéré ma bague, je lui arrache le doigt auquel elle porte Ma bague (que bien entendu je récupère pendant qu'elle se tord de souffrance ^^)
.
ln Loving Memory...ou aussi ... Les Gens Sont Vraiment Des Connards

# Posted on Monday, 27 August 2007 at 6:05 PM

Edited on Monday, 03 September 2007 at 8:14 AM

let's not kill the karma, let's not start the fight, it's not worth the drama...

let's not kill the karma, let's not start the fight, it's not worth the drama...
Allez, aujourd'hui on nage avec
Pop the glock - Uffie
Suivez-nous les amis!!

*

Je sais.
Je n'ai pas envie de m'endormir.
C'est pour ça que je me couche à 4 heures
du matin tous les soirs, c'est parce que je n'ai pas envie d'aller me coucher.
(Peser le sens des mots)
Pas du tout.
J'ai réalisé ça en rentrant les tables de la terrasse tout à l'heure.
J'ai pas envie d'aller me coucher. J'ai pas envie de dormir. De laisser s'accomplir le monde dans cet état, et de le retrouver ensuite. Le futur que je sens s'y établir n'a pas assez d'air pour être créatif et libre.
Je crois que j'aimerais certainement me réveiller dans une autre réalité.

*

Bilan de la soirée: 10,80¤ de pourboire avec
une seule pièce de 1 et beaucoup de 50.
Autre fait, plus marquant: ma remarquable chute en bas des escaliers.
Mon coccyx en a largement pris pour son grade. Putain comment je me suis fait mal.
Y'a que mon postérieur et ses os pointus qui ont amorti la chute.
Autant dire Aïe.
C'est marrant les réactions du corps, ma vessie qui explose presque dans ma chute, et puis après, dans la soirée, une douleur le long de l'arrière de la cuisse droite, et puis aussi cette autre douleur, ni définissable ni localisable, comme avant et pendant les règles, comme si tout l'intérieur au-dessus de mes jambes se faisait tirer, écraser par un étau.

( ... )
Et on bosse avec ça, et aussi avec le reste, qu'on a appris avant de tomber...
Heureusement que j'ai pas rencontré S quelques mois plus tôt, parce qu'il m'aurait complètement ravagée. Il sait pas la chance qu'il a et les problèmes qui sont évités. Moi si.

Achève, achève la démythification, gentiment, achève-la...
Quel besoin, mais quel besoin a-t-il eu d'aller raconter dès le ptit déjeuner ce qu'il s'est passé?
Je n'accorde bien sûr qu'une crédibilité nuancée au discours rapporté (de manière générale), néanmoins je suis... comme effarée, comme écoeurée, mais en moins fort.
Je ne change pas radicalement de point de vue. Sur ce qui s'est passé d'ailleurs je n'ai pas de raison. Sur l'homme, je n'en avais pas vraiment. Enfin si j'en avais un. Que j'ai pensé mais que je n'ai jamais concrétisé. Heureusement.
Je suis bien contente de n'avoir point dit dans ce lit ce que je mourrais d'envie de dire, et d'avoir jusqu'à maintenant agi comme j'ai agi. Ouais.
Je ne juge pas. Je verrais.

Sa fiction a dépassé notre réalité. C'est surtout ça le pire.
Rajouter des mots, des actes qui n'ont pas existé, interpréter des mots, des actes dont il nous est impossible de connaître le sens, omettre des mots, des actes pour faire briller son image plus que de raison, modifier des mots, des actes enfin, pour tourner les évènements à son propre avantage...

Personnellement, là-bas je m'en tiendrais à ma version, à savoir qu'il ne s'est rien passé.
Ca reste mon mensonge préféré, le mensonge que j'aurais préféré...

*

Je vais piètrement essayer d'évoquer Julia Székely qui dans Rue de la chimère aborde la vérité d'un être...

(Piètrement, étant donné que je n'ai pas le bouquin à disposition, donc pas moyen de le citer, ledit objet étant au 13e étage d'un immeuble du 13ème, dans un appartement boudoir, plein de dentelles et de perles, de bougies qui sentent bon et de bidules roses en tous genres...)

Rue de la chimère, c'est un bouquin vachement bien quand même. Ca commence par un homme qui se suicide. Ensuite, comme interrogés par la police, on entend le témoignage/le point de vue/l'avis de toutes les personnes qui étaient, vivaient autour de lui, en allant de l'agent de police qui venait de lui coller un PV au prêtre qui l'a baptisé (et qui se retrouve donc à l'enterrer), en passant par la femme qu'il aimait ainsi que la femme qui l'aimait.
Vers la fin, dans la partie du prêtre, ou peut-être dans celle du père, il est écrit
(c'est là que j'en viens à mon propos, on ouvre grand ses mirettes)
qu'il n'existe pas de vérité sur les morts.
Qu'ils emportent tout avec eux, leurs raisons, leurs secrets. Il n'existe alors plus que les souvenirs des autres, leur propre perception de la personne qui vivait autrefois, il n'existe plus que des discours, tous différents, mais il n'existe plus la personne, une fois que celle-ci est morte, en ne laissant rien derrière elle pour la comprendre...

Ca me fait penser à la réflexion d'Angela, sur le fait que je file comme du sable entre les mains, quand j'ai décidé de ne pas dire ou expliquer quelque chose.
C'est vrai. Et je sens que c'est encore ce que je vais faire.
A quoi cela sert-il d'expliquer lorsque l'on ne sera pas comprise?
Quand les autres ne peuvent pas comprendre... je renonce volontiers.
C'est déjà assez pénible, décourageant et affligeant de se retrouver face à un mec qui se fiche de toi et de ton malaise lorsqu'il s'agit d'assister au lever du soleil qu'il a interprété comme une peur des zombies, alors risquer d'être mal comprise sur un truc encore plus important, merci, mais non merci...

Ca me fait aussi penser qu'il est très diffiicile d'obtenir avec quasi-certitude (oui, parce qu'avec simplement certitude, c'est carrément impossible...) la vérité quand on cherche à la savoir.

*

Tout ça pour dire que je soutiendrais mordicus (haha, cette expression me ramène bien des années en arrière...) qu'il ne s'est rien passé et aussi pour évoquer la différence du ressenti d'un même évènement par deux personnes distinctes, et la difficulté de faire comprendre son message correctement.

Je ne sais plus trop quand je m'étais fait la réflexion.
A savoir qu'à un moment ou à un autre, notre réalité personnelle se trouve confrontée à celle des autres, celle dans laquelle vivent les autres, en chair et en os.
Et que ça peut créer un certains nombre de décalages.
Parce qu'il y a ce qu'on garde secret.
Car je ne lui expliquerais jamais ce qu'il m'a apporté.
(Ce qui fait qu'il ne peut pas interpréter avec justesse mes réactions)
Parce qu'il y a ce qu'on dit et qui est mal compris.
Car rien ne signifie jamais exactement la même chose pour deux personnes.
Parce qu'enfin on est tous comme tout le monde et donc à nous aussi, leurs choses peuvent nous échapper.



Bon, j'y vais (il est 04:29) sinon je vais finir par voir le jour se lever, ...
et là, ça sera vraiment un drame.

# Posted on Thursday, 23 August 2007 at 9:18 PM

Edited on Monday, 03 September 2007 at 8:07 AM

8 euros - J'ai fait du bon boulot! Yaha! Ca y est, ça a été dit ! C'est pas génial ça?

8 euros - J'ai fait du bon boulot! Yaha! Ca y est, ça a été dit ! C'est pas génial ça?
La bataille d'eau d'hier soir (dont je ne faisais pas partie) a éveillé en moi certaines questions.
(Ca faisait longtemps n'est-ce pas?)

Je repsense à quand j'étais petite... j'ai jamais fait de batailles d'eau, de batailles de bouffe à la cantine, j'ai jamais participé à aucune bataille
en fait,
je sais même pas si je rigolais beaucoup...
J'ai jamais été vraiment de ceux qui s'éclatent beaucoup, j'étais pas vraiment une enfant (et une ado non plus d'ailleurs) "turbulente"...

Je sais à quoi c'est dû. Je me doute bien que l'enfant sage que j'étais ne faisait si peu de remous que dans le but de plaire à sa mère, qui aimait pas les gosses emmerdants,
alors pour qu'elle m'aime moi je jouais dans mon coin, gentiment, sans faire de bruit.
Je pensais sûrement que c'était le moyen le plus sûr pour me faire aimer.

J'ai jamais fait de conneries. J'ai jamais eu la rigolade facile non plus.
Fallait jamais déborder, déranger les choses... s'expanser.

C'est con, mais ça fait tellement longtemps que j'ai remarqué ce truc sur les batailles d'eau... Depuis celle qu'il y a eu en troisième où quasiment tout le collège s'y est mis... !
Je me souviens encore très bien de cette fille qui regardait, entre le pied de la statue et le bâtiment des sixièmes, les autres courir vers les robinets le long de la coursive en se faisant arroser au passage... Je me souviens encore très bien de ce qu'elle pensait alors qu'elle observait la scène, elle aurait tellement voulu elle aussi, faire vraiment partie de la bataille d'eau, être au milieu...
Mais elle a toujours été sur le côté.
Toujours.
Sur le côté.
Moi.
Oui.

C'est une des impressions principales qui me reste de Samedi Soir avec S, et une des premières idées qui me sont venues à l'esprit...
J'avais l'impression qu'on était deux gamins. Sans les mauvais côtés.
Parfois quand j'y repense, j'ai l'impression d'être une quarantenaire chérissant un moment parce qu'il l'a faite se sentir plus jeune. Je ne suis pas quarantenaire, je n'ai pas non plus le sentiment d'être trop vieille, mais j'avais vraiment l'impression d'avoir perdu quelques années (mais pas de "sagesse", et c'est ça qui était chouette) dans ce lit avec S. J'aimais bien... =)

En repensant à cette bataille d'eau d'hier, je ne pense qu'une chose:
j'ai envie de quelqu'un qui me fera (parfois) redevenir une vraie gamine.
Qui saura réveiller ou faire naître l'enfant en moi.

{ Over and Over l Morcheeba }

# Posted on Tuesday, 21 August 2007 at 9:16 PM

Edited on Saturday, 25 August 2007 at 8:26 AM

Les émois de mon coeur enlacé transcrivent les bêtises des recoins salés.

Les émois de mon coeur enlacé transcrivent les bêtises des recoins salés.

# Posted on Tuesday, 21 August 2007 at 8:28 PM

Edited on Tuesday, 21 August 2007 at 8:47 PM