Aurais-je l'esprit mal tourné?

Episode d'Urgences.

C'est l'anniversaire de Sam, une infirmière. Une photographe, qui accompagnait un patient en stade terminal d'un cancer lui explique sa démarche (elle suit les malades du cancer et les photographie dans leur évolution jusqu'à la mort, elle même ayant déjà eu deux cancers ovariens).
Un lien fort semble s'établir entre elles au fil des scènes, regards, émotions,
intensité sans réelle identité.

Personnellement je les voyais finir ensemble avant la fin de l'épisode, surtout que Sam est toute seule, qu'elle est intriguée par le travail de la photographe, qui la surprend à regarder ses photos dans la salle de repos où elle a pu installer son ordinateur... et tout et tout.
A la fin, cela ne se passe pas exactement comme je l'avais prévu... La photographe s'en va, après avoir offert un appareil photo à Sam (qu'elle avait eu gratuitement en cadeau de la part d'une société) en lui disant précisément ceci:

"Visez et appuyez.
Et surtout pensez à bouger votre doigt."

(oui, car Sam est nulle pour prendre les photos, tant et si bien qu'elle met toujours son doigt sur l'objectif)

Hum ai-je des raisons d'entendre dans ces paroles la métaphore que j'ai entendue, et d'en sourire, ou suis-je résolument une lesbienne obsédée, obstinée et opiniâtre?


• • • • • .CinQ SenS......._.................
.
Aurais-je l'esprit mal tourné?

# Posted on Sunday, 12 August 2007 at 7:59 PM

Edited on Sunday, 12 August 2007 at 8:09 PM

.............S M O G ²

.............S M O G ²
SmoG
SmOg
............

..i was am naive

Mhmm, quelle soirée magnifique...
A danser, désespérément à la recherche de l'Autre corps.
A en pleurer.
C'est d'ailleurs ce que j'ai fait.
Car je ne l'ai pas trouvé.

couldn't see through the smog (can only
see you breaking it)

(some words are missing now)

... i'm about to break

Fichu système lymbique...

every step i take ..............
..........leads to one mistake

*

"L'amour, c'est la rencontre de ce qu'on peut être, donc la sortie de la prison de ce que l'on est; car quoi que l'on soit, on est vite prisonnier. Cette sortie hors des sphères fonctionnelles se fait dans l'amour quand on rencontre
un autre corps sous le signe de l'être-à-venir. L'amour c'est l'impulsion à franchir ses limites à partir du miracle
où elles rencontrent celles de l'autre, dans le partage d'un certain manque originel, un manque-à-être qui, une fois reconnu, élargit vos lieux d'être. et ça parle de naître autrement."

Daniel Sibony, Le corps et sa danse

everytime i try to grasp for air........................................
i get smothered and this sky... it's never over, over

Là, mon corps, dansant avec désespérance est rejoint sans mal par mon esprit en pleurs, et en choeur ils demandent à l'univers quand aurais-je moi aussi droit à cet autre corps.
Oui, mon corps, impatient, implorant, lève la tête vers les étoiles et se demande s'il existe sur cette terre quelqu'un qui arrivera le comprendre, à le respecter, et à m'aimer.


seems i never wake from this nightmare...

Mon inacapa/possibilité à vivre les choses comme tout le monde pourrait éventuellement avoir raison de moi..

inside i'm screaming ...........................................
breaking, pleading the world (deep maoning).......

Seems a new wave of smog has come in & by name of S.

.....................................................S H i T !

# Posted on Sunday, 12 August 2007 at 12:52 PM

Edited on Sunday, 12 August 2007 at 8:21 PM

..._..Lendemain

.....Quelques secondes, minutes de concentration, ici, je ne sais pas si ce sera possible, déjà plusieurs fois que je viens sur cette interface sans être capable de me focaliser seulement sur ce qu'il y a à dire.
Qu'y a-t-il à dire? Sans tout reprendre, sans tout mélanger, sans tout tronquer, transformer, oublier, synchroniser, accorder, dissocier, anihiler, embellir, agnostir, investir, emboliser?
.....Les souhaits, les sentiments, les désirs les plus profonds, j'ai marché une heure et demie sous la pluie, dans la nuit, l'allemande de mon article est déjà si loin, mon dieu comme les humeurs changent, comme le temps se disloque à loisir en cet été carnassier...
Presque à la fin de mon périple, juste avant la porte de mon immeuble, j'ai vu par terre - pourquoi ai-je regardé par terre à cet insiant précis, je l'ignore - un billet de 5euros, plié tout trempé, je l'ai ramassé en souriant, voilà ma récompense, ma récompense pour avoir senti la chaleur de mon eau se mêler au froid de celle des nuages, pour m'être laissée alourdir au fur et à mesure par l'eau qui s'accumulait dans mes vêtements, pour me récompenser enfin, d'avoir marché jusqu'à trois heures du matin...
.....J'avais toujours pas compris... même si je l'avais déjà bien senti... Je l'ai compris, une petite claque aidant, mais je ne l'ai pas intégré, non ça toujours pas, et le décalage me tue, je ne comprends pas pourquoi ce qui reste reste, alors que c'est tellement flagrant pourtant...
.....Et quand j'y repense, bien sûr qu'elle non plus ne pouvait pas comprendre mon besoin d'entendre ce que j'ai voulu qu'elle me dise, elle a pris la mouche et m'a renvoyée à la réalité, et vendredi, hein vendredi? Est-ce que cela va m'aider? Tu parles. Vais-je encore me perdre dans la poursuite de quelque chose d'insaisissable? Vais-je encore une fois me tomper, me tromper moi-même?
Je fais du bruit quand je marche sur mes belles chaussures blanches.
Je n'ai qu'une hâte en ce moment, que mes cheveux repoussent. Qu'ils repoussent, qu'ils repoussent bong sang de bois! Je n'en peux plus trop de cette sorte de négation de mon être dans laquelle je me pâme fièrement dans la rue, je n'en peux plus de cette négligence vis à vis de mon propre corps, de la nonchalence, de la désinvolture que je fais exprès de dégager, je n'arrive plus à me voir comme une fille, et j'ai besoin de savoir, de voir que c'est ce que je suis. Peut-être qu'alors j'arriverais enfin à le ressentir.
.....Mon interprétation de mon rêve d'Otis dénigrée par ma psy dans le rêve suivant, Mini qui m'en veut dans sa grande famille imposante, Angela aussi qui m'en veut au point d'en pleurer, encore une fois ces filles qui me roulent dans la farine, étrange réminiscence, celle de Maricambon Platon, la confiance absente, et puis tous les autres, cette fille, I, S, S qui m'emporte loin d'un danger, S qui m'aide à traverser la rue, S bienveillant, expression directe ou différée de désirs confus, d'impressions volatiles, d'envies versatiles, d'incompréhensions, de flottements, de questions qui émergent à demi-mots, sans que je le remarque, qui passent de mon inconscient à mon esprit tout doucement, mais que je n'arrive pas à entendre...
.....J'ai bien entendu certaines choses, la distance notemment mais pas seulement, aussi une bribe de ce que je voulais entendre, mais cela ne m'a pas aidé, je regrette de l'avoir appellée, car voilà qu'elle fait entrer une échéance, elle vient de m'informer qu'il faudra qu'elle me voit une fois rentrée... elle me verra, perdue, inconsciente, désincarnée, elle me verra éperduement fragile dans ma peau écorchée. D'ici là je ne sais pas, peut-être que je serais retombée sur mes pieds, et que ma tête aura rejoint mes épaules, peut-être que je ressentirais autre chose, ou alors je rongerais jusqu'au sang mes angoisses identitaires.
.....Ce qui n'a pas encore changé, c'est qu'en l'entendant se révolter, je me suis, coupable,
une fois de plus courbée...
..._..Lendemain

# Posted on Thursday, 09 August 2007 at 12:25 PM

Edited on Monday, 03 September 2007 at 7:45 AM

07/08 08 07

J E . N E. S U i S. P A S. U N .G A R C O N

[ ....... .J e .s u i s. U N E . F i L L E .. ......
....J'ai le droit d'aimer. q u i. JE veux.... ]


Est-ce possible... d'être encore moins... dans la réalité que tout à l'heure...
Même pas capable... de dire quel jour on était....
Il m'aurait fallu une journée... pour rattapper le cours du temps...
Mais ce n'est pas pour ce soir... ni demain... ni même vendredi...

.....................................................S H i T !

07/08 08 07

# Posted on Wednesday, 08 August 2007 at 11:52 AM

Edited on Thursday, 09 August 2007 at 8:14 PM

HUiT visites! Un dimanche?! Youhou, que se passe-t-il?! ..._......._...Ah, comme elle était belle...

HUiT visites! Un dimanche?! Youhou, que se passe-t-il?!  ..._......._...Ah, comme elle était belle...
Dimanche après-midi à la crêperie, on fait du 7 clients à l'heure, autant dire que c'est pas beaucoup, autant dire que c'est rien, et sous-comprendre qu'on a du temps pour rêvasser...

Et aujourd'hui, ah mon dieu comme la rêverie fut délicieusement nourrie!


Pas loin de 18h, peut-être un peu moins, quand m'avançant vers Alex, je lui dis

"Alex, faut absolument que tu voies la nana en T13"
à peine ai-je le temps de finir ma phrase qu'il réplique
"Mais me dis pas ça, depuis tout à l'heure je fais que de la mater!"

... nos élans s'entrecroisent en une confusion sonore des plus passionnées...
Il faut dire qu'on avait de quoi, être passionnés.

Je suis un peu déçue de ne pas lui avoir appris la présence de la sublime, mais mon dieu je m'en fiche, parce que lui vient d'arriver, et elle va bientôt partir, alors que moi, moi je ne l'ai eue qu'à moi pendant toute une partie de l'après-midi...

Ah, cette fille, d'elle, au premier coup d'oeil, lorsqu'elle s'est assise, je n'ai vu que sa robe, sa petite robe rouge à pois blancs, courte mais pas trop, lui seyant parfaitement.
Tout de suite j'ai pensé... on peut s'imaginer ce que j'ai pensé.
Ensuite j'ai vu son visage rayonnant, paré de cheveux roux ramenés en une tresse négligée derrière sa tête, son visage aux yeux clairs maquillés je ne sais comment, du vert d'eau, de l'argenté, des paillettes, enfin des yeux pétillants maquillés d'une manière incroyablement fraîche...
Jeunesse, candeur inespérée en cet après-midi chaud, Jolie, je ne vis plus qu'elle.

Assise avec ses parents (la muse devait avoir dans les 17 ans), c'est elle qui a passé la commande, certainement car elle était la plus apte à le faire - car ils s'est avérés qu'ils étaient allemands, et les parents ne devaient vraiment parler pas un mot de français...
Mignonne, après t'avoir vue, je t'ai entendue...

Ah, je n'ai pas voulu la croire quand elle disait que cela pouvait être plaisant, que cela pouvait être excitant, l'accent des étrangères...
J'ai refusé de l'admettre et même de le concevoir, comme toutes les choses qu'elle trouvait désirables et que je ne possédais pas, qui me manquaient pour coller parfaitement à son idéal, pour être son idéal, qui me rappellaient que je n'étais pas son objet de désir absolu, j'ai refusé de l'admettre mais aujourd'hui je le dis, bon sang ce qu'elle était craquante avec sont accent !
Délice quand elle prononçait en s'appliquant trois mots de français, doublé de son air réjoui d'avoir réussi à se faire comprendre...

Innocence, elle ne m'a certainement pas grillée, pourtant elle me renvoyait agrandi chacun de mes grands sourires, toujours avec ses yeux-fontaines d'été...

... dimanche après-midi mortel, heureusement que la petite allemande était là, pour m'en ravir ...

# Posted on Sunday, 05 August 2007 at 6:45 PM

Edited on Friday, 10 August 2007 at 9:51 AM