blah blah d'un vendredi soir diabolisant

Ah mon dieu comme la vie est plus marrante sur internet! Entre l'espionnage sur Myspace et la reconquête de mon réseau de l'école primaire (voire du collège, attention) sur Facebook, c'est fou comme le monde trépigne! Amusant de constaster que tout le monde a l'air est toujours aussi pété de thunes, beau, bronzé, et fait le tour du monde avec une ribambelle de potes au nom composé à particule tout autant bronzés.


.......Et comme par magie les gens arrivent à vivre, dans ce monde où je vogue,
............................pâle ombre cherchant un corps auquel se raccrocher... (se? et me alorS?... Oh comme je suis
loin...)


(Rires) Ah, délicate impression d'être coincée, complètement coincée par ce travail car maintenant que les glaces ont été mises à la lumière, on ne peut qu'attendre qu'elles fondent, avant d'éteindre le feu.
Sinistres métaphores sans queue ni tête, je veux tout simplement dire que si je ne puis plus ignorer ce qui ne va pas, je ne sais toujours pas comment faire pour me réparer, et tant que je ne saurais pas, je ne pourrais pas vivre. Enfin, je ne pourrais que vivre comme je le fais, c'est à dire dans la non-existence, la non-activité, tout ce qui fait partie intégrante ou composante et supra marrante de la non-vie. Je me sens sacrément coincée OUi. Je crois que j'ai bien tort de penser qu'un jour ça sera fini, et d'attendre ce jour comme ce qui sera l'envolée nouvelle, car ça ne sera propbablement jamais fini. Un jour je trouverai (non pas de s, futur et pas conditionnel, parce qu'on y croit, on y croit!) quelque chose d'assez fort et d'assez solide pour me permettre de vivre un temps (deux mois, un lustre, douze ans...) et puis au bout de ce temps, cela repartira, et je devrais grimper un autre escalier... FOUtu escalier, quand vas-tu m'offrir un palier?
Il y en a tellement... il y a tellement de choses, je me demande s'il est bon que je sache tout, que je comprenne tout, si je dois me contenter de ce que mon analyste m'explique (est-ce réellement une analyste d'ailleurs? terminologiquement parlant j'entends, puisque je ne fais pas une Psychanalyse, mais une Psychothérapie? Braif) ou ai-je raison de m'enfoncer dans les affres de ces bouquins pour étudiants de bancs que je n'ai jamais côtoyés et que je ne côtoierais certaienemnt jamais, ceux de la fac? Ai-je raison de me plonger dans ce qui a été écrit sur ce qui peut-être a fait de moi ce que je suis ou devrais-je davantage concentrer mes efforts sur qui je suis réellement, au fond, que j'ignore?

Dire, au travail, qu'en fait je suis plus attirée par les filles, parce que j'ai pas envie de m'éclater à esquiver pendant des mois la question "et toi, t'as un copain?"... Ca encore c'est facile, suffit de dire Non, mais la question qui s'ensuit toujours dans l'esprit des gens très surpris que ce soit possible, que j'ai pas de copain, c'est "Pourquoi t'as pas de copain?!" (c'est bizarre ce pourquoi, moi je demande jamais pourquoi aux gens qui n'ont pas de copain... enfin bon, là ils le demandent) alors dire pourquoi, et puis entendre .I. me dire que je me trompe, que ce n'est pas normal ça et que c'est du gâchis... Oh, je m'en rendrais peut-être compte un jour, et .I. bloque, elle a du mal à encaisser que j'ai que 18 ans parce que je fais plus, du genre 21, pourtant c'est marqué, elle l'a bien vu sur ma carte d'identité, et elle est encore plus choquée quand je lui dis que ma première fois c'était avec une fille, et puis, et puis quand je lui dis que mon père est mort avant que cela n'arrive, elle dit que je lui ai épargné de (sa)voir ça... C'est rude tiens oui mais c'est étrange, parce qu'au fond de moi, c'est ce que je pense aussi... C'est étrange hein...?

Pff, la vie qui m'a menée là, qu'a-t-elle fait pour moi? Comment a-telle décidé tout ça? Je ressens plein de coupures, de trous, de silences, comme si je n'étais qu'un instrument, qu'un objet, qu'un parment, qu'on utilise une fois de temps en temps pour décorer un jardin. Des années à décorer un foutu jardin, cachée derrière l'illusion que le soleil me réchauffait. Le soleil, le froid, les voitures ou passer en dessous, les rues la mort aujourd'hui tout cela est vide de sens, toute ma vie est vide de sens car ce n'est pas la mienne, mais j'ai l'impression que même là-dessus on m'a trompée, que même au fond, même débarassée il n'y a rien.

Serais-je en train de... vivre la pérode qui suit la séparation, où l'on se pense totalement incapable de construire la vie toute seule, seule mais soi? Haha ça m'étonnerait fort que j'en sois là tu vois...

Comme si tout s'envisageait toujours à deux... Je n'ai jamais vécu ma vie à deux, je n'ai jamais aimé un(e) " Autre ", je n'ai jamais eu de repère masculin, quelque chose, comment puis-je envisager quoique ce soit? Quelle infortune, quelle misère, d'être incapable de concevoir ne serait-ce qu'un rapoort à l'homme, pourrais-je dire un jour Mon genre d'homme c'est...? Non mais ça me semble tellement loin, tellement impossible dans la sphère où je suis, cette définition d'une femme avec un homme, d'une vie, d'une interaction quelqconque, d'un homme, un homme je ne sais pas ce que c'est je ne sais pas.
Salope de protectrice, absentéisme, mes parents avec 26 ans d'écart tu crois que j'aurais pu projeter quelque chose sur leur sexualité? Tu crois que je l'ai fait mon Oedipe? Et pourquoi j'ai jamais eu cette angoisse stupide qu'un tampon puisse se perdre en moi ou me faire perdre ma virginité? Pourquoi j'ai jamais voulu du Prince Charmant et pourquoi toutes ces merdes me donnent envie de renoncer, d'envoyer au diable ce tissu de conneries et là à cet instant présent de devenir très très vulgaire? Ma gorge incompréhensiblement me brûle, pas comme si j'avais bu de l'acool et que du feu descendait le long de mon oesophage, non, comme si une cigarette était approchée perpendiculairement de sa paroi, et que tout doucement elle le consumait.

Si peu de lamres, si peu d'enchantements, on dit toujours d'un adolescent en pleine crise, habillé tout en noir avec un maquillage de démon et des chaînes qui cliquètent à chacun de ses pas qu'il se cherche, oui, il se cherche, il est jeune, mais en voyant un adulte heureux, dit-on jamais " il s'est trouvé "? Hein?! HEIN?!

Non mais crache ton venin sale vipère détestable, espèce de sale conne à la force inépuisable.



tour à tour { Like a pen l The Knife } pour le malaise libidinal explosif dans lequel je suis plongée et
{ La valse en ut dièse opus 66 n°2 de Chopin } pour le semblant d'apaisement nocturne que cela tempète


Et dire que j'adorais cette robe... Violette, avec des petits rubis... J'ai toujours préféré les rubis aux autres pierres précieuses... Et je l'ai abandonnée sur le trottoir, sous la pluie, avec toutes les autres merdes, sur le trottoir, sous la pluie, sur le tas avec tous les autres trucs tout crades... Comme c'est triste.
blah blah d'un vendredi soir diabolisant

# Posté le vendredi 03 août 2007 17:56

Modifié le samedi 25 août 2007 08:35

j'étais obsédé par son désir de grandir, et je ne puis plus résister, quand elle m'appella " Papa! "

j'étais obsédé par son désir de grandir, et je ne puis plus résister, quand elle m'appella " Papa! "
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" Ah ça, je sais pas qui remonte les pendules, mais c'est clair que ma vie est parfaitement synchronisée! "

[ example - AfterNooN ] Bribe de conversation en face de moi, deux filles discutent. L'une dit à l'autre "je lui ai dit que j'allais la tromper". Tiens, ça me rappelle désagréablement quelque chose... [ close the box ]

it Seems i am spreading the tendency, indeed...
Waow, alors comme ça Maeva, t'as déjà parlé à Annabelle...
Et là le génie bleu se démultiplie en plein de petites figurines et chante " Notre monde est tout petit! " =]


En relisant un de mes carnets l'autre jour, j'ai brusquement retrouvé un prénom à travers les lignes...
Et je me suis rendu compte que j'avais totalement oublié que par le passé, ma vie avait déjà croisé celle d'une Aurélie. Je crois bien que je ne m'en serais jamais souvenu si je n'avais pas relu ce passage de mon carnet. Je m'exclamerais bien "Bonté divine !" Je l'ai peut-être fait sur le coup. Je ne sais plus. Non, je crois que j'ai gloussé, sous le choc d'avoir à ce point parfaitement et tout simplement OUBLié cette nana.


Au café du Père Tranquille (à Châtelet, mais est-ce encore utile de préciser où je passe mes journées?)
la crème chantilly pour transformer ton chocolat chaud en chocolat autrichien (Viennois plus précisément, puisque tel est le nom) te coûte 1 euro. C'est un peu cher payé pour du vent sucré...
Toujours est-il que cette terrasse fut très agréable, entre nuage et caramélisage de peau, avec mon reflet orné de mes lunettes de soleil 10CentimesAvecGlamour, qui m'ont permis de redorer un peu mon blason malmené...
Le carnet MUJi qui reprend du service avec un bic, beau plaisir scriptural je l'avoue, et mes jambes dont j'ai finalement repris le contrôle à l'endroit où la rue de Rivoli croise le boulevard de Sébastopol, avant que je n'aille trop loin, jusqu'à la place Sainte, dans le brasier sans combinaison ignifugée...
Oui, elle fut agréble, et j'y ai même réfléchi. Bon, j'ai simplement trouvé trouvé que Je Suis Devenue Prudente. C'est pas grand chose c'est vrai, de s'en rendre compte, mais ça évite pas mal de problèmes,
de l'être devenue en tout cas.

C'est pas ma faute, c'est à cause de Cécile De France que je pense à tout ça!
.....Cécile c'est un drame, elle a secoué le bocal à questions, de toutes ses forces... Comme le verre qui a traîné pendant des années sur la table à bordel du salon; le verre cassé qui à une époque a dû fonctionner, le verre avec une double paroi, dans laquelle y'avait de l'eau, et des paillettes, et plein de poissons en plastique qui s'agitaitent quand on le secouait... Ma tête, c'est elle le bocal à questions, et Cécile, elle s'est amusée avec comme si j'étais ce fichu verre bleu posé dans le salon et qui n'a jamais été à moi... Sauf que Cécile, elle a le pouvoir pas super de réveiller les poissons tellement elle a secoué fort et ça les empêche de retomber tranquillement dans le fond en glissant dans l'eau... Non, à cause d'elle, les poissons et les paillettes, ils arrêtent pas de s'agiter sur les vagues qui en finissent pas de se succéder... Et alors là, c'est le grand drame des Je fais quoi? Un, deux trois, quatre, cinq et autant de points d'interrogations que je lance à Cécile, mais elle elle s'en fiche, ça fait longtemps qu'elle est plus là, qu'il y a plus que son ombre qui plane au-dessus de moi... Je suis sûre qu'elle aimerait bien que je plonge, avec elle, tous les poissons et les paillettes, mais elle m'aura pas comme ça, moi qui maintenant suis prudente! Non, moi aujourd'hui au lieu de plonger sans savoir si j'allais pouvoir faire face au courant, je suis restée sur le bord en contemplant l'eau trouble qui s'agite de son reflet!
.....Mais... je suis à la terrasse en réalité... et les poissons sont retombés, les paillettes aussi. Grâce au soleil, au coup de vent qui a fait trembler les petites cuillères et provoqué la panique chez les verres, et en cuisine aussi, grâce à mes lunettes de soleil, à la forme de mes lettres sur le papier, au mot dont j'ai réussi à me qualifier, grâce à la terrasse toute entière les poissons soulevés par Cécile se sont rendormis. Pour le moment... Car il lui suffira d'un souffle, même à distance pour agiter à nouveau toute l'eau de mon bocal... Un souffle, ou un déplacement d'air, dans sa ronde invisible au-dessus de moi...
.....

# Posté le lundi 30 juillet 2007 20:22

Modifié le lundi 03 septembre 2007 07:38

Ce matin... on aurait dit un matin de printemps... ou d'octobre...

Ce matin... on aurait dit un matin de printemps... ou d'octobre...
Il semblerait donc qu'il n'existe pas de relation prédéfinie comme "bonne" ou "mauvaise".

Haha, j'adore placer un donc en début d'écriture, comme si la première phrase était la conclusion d'une longue longue réflexion antérieure - ce qui est le cas ici, bien qu'aucune trace matérielle ne puisse le confirmer...

.....En effet, il existe des relations bienfaisantes, destructrices, heureuses, apaisantes, enrichissantes, inintéressantes, captivantes, qui font grandir, s'épanouir, régresser, évoluer, qui nourissent, qui aident,
qui ralentissent, anihilantes ou valorisantes, mais on ne peut dire de manière unanime quelle relation est bonne, et quelle relation est mauvaise sans prendre en compte la (les) personne(s) qui est (sont) impliquée(s) dans ladite relation.
Une relation peut très bien être destructice sans que l'on en ait conscience. Elle est alors heureuse, un temps...
Une relation peut très bien être anihilante sans que cela ne révolte. Elle est alors subie, dans la résignation.
.....Quel que soit le type de relation que l'on entretient avec une personne, il semble que se demander si cette relation est "bonne" n'a aucun sens. Se demander "Cette relation est-elle bonne pour moi?" semble beaucoup plus judicieux, plus juste. Car alors le ressenti personnel peut être entendu, les émotions écoutées... Bien sûr il restera des craintes, inhérantes au fait de débuter une relation, une action quelle qu'elle soit, mais une telle question évite les angoisses liées à la question "Suis-je en train de faire ce qui est bien?", question qui vise un "bien" idéal, impossible à atteindre, qui nous lance irrémédiablement dans une quête vaine et obsessionnelle de ce "bien" défini de manière universelle, et donc très vague, imprécise et illusoire.
.....En ramenant la question à soi il est évidemment plus aisé de raisonner, je crois que cela ne fait aucun doute.

MAiS BON DiEU POURQUOi EST-CE QUE JE N'ARRiVE PLUS à RéFLéCHIR PAR RAPPORT à MOi ?!
POURQUOi EST-CE QUE JE PANiQUE COMME çA, iNCAPABLE QUE JE SUiS à éTABLiR UN LiEN AVEC CE QUE J'Ai DE PLUS PROFOND ?!
POURQUOi EST-CE QUE JE N'Y ARRiVE PAS ?!

C'est vrai après tout, quelle est cette putain de barrière qui m'empêche de me trouver quand j'ai besoin (envie) de me parler? Pourquoi je n'arrive pas à faire le lien entre ma surface et mon centre?

# Posté le lundi 30 juillet 2007 07:02

Modifié le mardi 31 juillet 2007 07:32

Jeudi 26 JUiLLET 2OO7

Jeudi 26 JUiLLET 2OO7
.
A croire que c'est quand une journée ne se passe pas comme prévue qu'il s'y passe le plus de choses...

Being late + finding the right color + JU + All these fucking exits at the station

lead to
...


" Cécile De France dans L'auberge espagnole " said them, one after the other.
.

# Posté le jeudi 26 juillet 2007 16:10

Modifié le mardi 31 juillet 2007 07:48

La peur d'être définitivement asphyxié par l'autre se conjugue avec un désir de présence et de disponibilité totales et garde les incestualisés captifs d'une double contrainte infernale. - Doris-Louise Haineault

WOulà le tensiomètre s'affolle, le taux des visites du mois de juillet est carrément en perte de vitesse!
Hum, faut dire qu'avec les vacances ET la disparition du blog d'Alice, y'a de quoi s'inquiéter...
ou (juste) se sentir plus tranquille, au choix. Ou aussi s'en tamponner, tout à fait...

Bon, mercredi, on se prévoit une petite semaine enfermée mais cette fois avec activité, hein?
Oh oui oui, et j'ai déjà trouvé laquelle...

Pour commencer, il faut avouer que j'ai dérogé à ma règle. C'est mal je sais, c'est mal, mais la règle n'était pas non plus absolue... C'était plus une généralisation d'après observation qu'une véritable règlementation immuable d'ailleurs.
............................................Alors voilà, j'ai acheté un livre.
J'ai achété un livre d'un auteur dont j'avais déjà un autre livre.
C'est pourtant pas dans mes habitudes de m'attacher à un auteur, ce n'est d'ailleurs pas ce que je suis en train de faire, non, moi je suis plus du genre à faire attention à l'histoire, oui, c'est l'histoire qui compte le plus! Braif, après Beatriz et les coprs célestes, bienvenue à Un miracle en équilibre, reBonjour Lucia Extebarria.
............................................Bon, que j'explique.
Ce qu'il s'est passé, c'est que la petite discussion que j'ai eue avec Maeva m'a donné envie d'aller acheter des livres. Me voici donc rendue à la Fnac, dès le lendemain (lundi) pour une petite virée bouquins. Après avoir lu maints résumés et scruté maintes couvertures, je me suis finalement décidée pour celui-ci (non sans avoir hésité parce que je possédais déjà un livre de Lucia E.) certainement car la synthèse de l'histoire mentionnait "une réflexion jubilatoire sur la féminité actuelle".

Et puis (c'est là que ça devient intéressant), me faisant fort de ma volonté d'évoluer, j'ai décidé que je pourrais affronter un livre plus... difficile, un livre qui retourne, un livre qu'on trouve pas dans le rayon littérature mais dans le rayon psychologie, un livre du genre "aborder, ressentir, accepter la féminité",
un livre tout plein de sagessitude et de non-agression à l'égard de l'être passablement délicat que je suis
en ce moment.
Marchons donc, marchons vers la psychologie, tout en nous demandant comment arriver à trouver ce que l'on cherche, alors que l'on ne le sait pas exactement.
Arrivée au niveau du fameux (et vaste) rayon, rangé par auteur et non par thème (bah tiens, ça aurait été trop facile), mes pieds m'arrêtent devant un présentoir. C'est apparemment là qu'ils devaient me conduire. Là, en effet, devant tous ces livres traitant de la relation mère-fille.
Je lis donc quelques IVe de couverture, puis mes yeux, ma main, tombent sur une pile dont il ne reste plusqu'un seul exemplaire du livre qui la composait.
Le livre est blanc, un peu sali. En grosses lettres capitales noires est inscrit FUSiON MèRe-FiLLe puis en rouge S'en Sortir Ou y LAiSSER SA PEAU.
Fortement interpellant n'est-il pas? Je le prends, commence à en lire le résumé, et me sens mal, touchée au plus profond de moi, les larmes me montent aux yeux au bout de deux lignes, pas de doute possible, je l'ai trouvé mon livre qui retourne, c'est celui-là que je prendrai parmi tous les autres.

C'est celui-là que j'ai pris.
Que j'ai lu pendant trois heures au café Beaubourg.
Que j'ai fini au milieu de la nuit, alors que je venais de me réveiller.
Dans lequel je me suis retrouvée, au détour de bien des pages.


".La Surmère .demande à son enfant de .lui donner sa vie..
et .tout .l'amour .dont .elle .a .besoin .pour .survivre,_en
échange. de_quoi .l'enfant_obtiendra .d'elle .sa présence
indéfectible .pour l'éternité.. L'enfant, ayant .absolument
besoin .de. sa mère .au début, ne peut qu'accepter. (...)
D'un .certain .point .de .vue, la mère. méphistolienne se
coule. dans .les .bras .de .son .enfant et le trompe pour
s'en .faire. un protecteur. et. un complice. .La .tromperie
réside .dans. le fait que la dépression change de camp :
c'est l'enfant qui assumera l'angoisse et l'effroi. L'enfant
a .cru .qu'il s'assurait .ainsi .l'amour .d'une mère à vie, à
mort. Le message de la mère peut se traduire clairement
"..ainsi : tu peux survivre, mais non pas vivre ta propre vie.."

Doris-Louise Haineault, Fusion mère-fille S'en sortir ou y laisser sa peau


Hier, la première chose que j'ai donc faite une fois sortie de chez moi, bien décidée à poursuivre mon chemin sur la voie que je venais d'emprunter, a été de retourner à la Fnac de Châtelet au pied du présentoir, et d'acheter les autres livres que je veux lire, à savoir:

Entre mère et fille: un ravage de Marie-Magdeleine Lessana

L'inceste et l'incestuel de Paul-Claude Racamier

Eros aux mille et un visages de Joyce McDougall.



Je crois bien que Lucia attendra.


La peur d'être définitivement asphyxié par l'autre se conjugue avec un désir de présence et de disponibilité totales et garde les incestualisés captifs d'une double contrainte infernale. - Doris-Louise Haineault

# Posté le mercredi 25 juillet 2007 09:04

Modifié le mardi 31 juillet 2007 07:37